Les pompes funèbres ont considérablement évolué pour devenir ce qu’elles sont aujourd’hui. Beaucoup de scientifiques s’accordent à dire que les rituels funéraires sont un des fondements du passage à la socialisation de l’humanité. L’homme de Néandertal serait d’ailleurs le premier à se servir de sépultures pour y déposer des dépouilles il y a maintenant plus de 120 000 ans.

Au fil des millénaires d’autres formes de rituels funéraires ont vu le jour, comme les tumuli (sorte de caveaux funéraires en pierres et en terre) entre 4000 et 3000 avant J-C ou la momification chez les égyptiens vers -3300 avant J-C. 

Sarcophage égyptien contenant une momieTumulus de Ste Soline

Origines et signification du mot pompes funèbres 

Le mot « Pompes funèbres » prend son origine dans le latin :

  • Pompe vient du latin pompa (« cortège », « apparat », « procession », « pompe solennelle », « convoi funèbre », « suite », « étalage », « réunion d’objets qu’on transporte ou qu’on promène », « appareil », « magnificence », « éclat », « faste »).
  • Funèbre vient du latin funebris : funèbre.

Au fil du temps les deux termes ont évolué et fusionné pour désigner les établissements funéraires : les pompes funèbres.

Origine et signification du mot croquemort

Certaines histoires font remonter le mot « croquemort » à l’idée selon laquelle la personne chargée de s’occuper de la dépouille mortelle des gens mordait violemment un des doigts de pied de la victime (en général le gros orteil). Si rien ne se passait, la personne était alors déclarée morte. Une autre légende raconte que durant les épidémies de peste, les cadavres infectés devaient être amenés hors de la ville pour y être inhumés ; une personne était alors chargée d’accrocher le mort avec une longue perche munie d’un crochet pour éviter tout contact avec le défunt : elle serait rapidement devenue le « croche mort » avant que l’évolution linguistique n’aboutisse au terme « croquemort ». En réalité, le terme n’apparaît qu’au 18e siècle, soit trop tard pour confirmer ces hypothèses qui méritent tout de même le détour.

Le métier de croquemort était historiquement une vraie charge, comme les bourreaux, qui se transmettait de père en fils. Dans notre imaginaire, il continue souvent d’être représenté comme un homme sinistre, habillé de noir et d’un haut-de-forme, mais fort heureusement, cela ne correspond plus à la réalité de l’assistant funéraire.